Assez tôt dans l'histoire du graffiti « new-yorkais », de jeunes artistes ont été rémunérés pour décorer des boites de nuit et des devantures ou des rideaux de fer de boutiques. Certains vivent véritablement de cette activité, notamment les artistes « légendaires » dont d'autres graffiteurs débutants n'oseront pas saccager le travail : avoir un rideau de fer peint par un graffiteur respecté est l'assurance que celui-ci ne sera plus vandalisé par des tagueurs.
Certains graffiteurs vendent leur travail sous forme de toiles peintes, ou le déclinent sous forme de Tee-shirts et autres décorations vestimentaires, de prestations graphiques (cf. La « Carte-Jeunes » de la fin des années 1980 qui était dessinée par le peintre Megaton), d'illustrations pour des pochettes de disques, de bijoux, de planches de skateboard, etc.
Des graffitis sont parfois exécutés, contre rémunération, en présence du public pendant certains évènements tels que des concerts ou des matchs de sports populaires.
Le graffiti a engendré un phénomène éditorial qui n'a rien de négligeable depuis la parution du livre Subway Art qui sera suivi d'un grand nombre d'autres ouvrages et deviendra une section à part entière dans les rayons « Arts graphiques » des librairies. Une presse se développe aussi avec des journaux tels que le International Graffiti Times' (1984) aux États-Unis, Graf Bombz, Mix Grill, Graff'it ou 1 Tox en France, Sicopats en Espagne, Stress aux États-Unis, Bomber megazine aux Pays-Bas, etc. Les journaux « généralistes » consacrés au hip-hop ouvrent souvent largement leurs colonnes au graffiti.
Des boutiques consacrées à l'achat de matériel pour les graffiteurs existent dans plusieurs grandes villes d'Europe ou d'Amérique du Nord. On y trouve notamment des peintures aux couleurs rares et aux propriétés couvrantes adaptées, des « buses » (le bouchon diffuseur de l'aérosol) servant à faire des traits aux formes précises — très fins ou très épais, par exemple —, des marqueurs très larges, des masques, des lunettes ou des combinaisons de protection, etc.
Plusieurs marques de peintures aérosol plébiscitées par les graffiteurs ont profité de cette célébrité : Krylon, Red Devil, Altona, Alac, Dupli-color, Marabout-Buntlack. La plupart ont essayé de dissocier leur image de marque du graffiti, comme Krylon qui a lancé un programme de sensibilisation nommé Graffiti Hurts (le graffiti fait mal). Inversement, quelques marques telles que Hotflam, Red Alert, Pro Line , Montana et colorone visent nettement la clientèle des graffiteurs.
Source: Wikipedia
Source Image: Skod1.blogspot.com surnom Wake. Merci pour ton commentaire, notre boulot c'est de mettre en avant ce genre de beauté. http://skod1.blogspot.com/